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d’extraordinaire dans les yeux, une inquié-tude qui fe manifeltc par l'es démarches ,on doit craindre qu’il ne devienne enrage,& l’on doit dès cet inftant l’attacher, atinde pouvoir le tuer dès que le mal fera tout-k-fait déclaré. Il feroit même plus prudentde le tuer d’abord.
Bientôt les fymptomes augmentent. Sonaverfion pour les aliments, fur-tout liqui-des , devient plus forte, il ne connoît plusfon maître, fa voix change, il ne veut plusqu’on l’aborde, & mord ceux qui veulentle faire; il s’éloigne de fa demeure, mar-che la tête & la queue bailfées , la languek demi pendante & chargée d’écume, (cequi arrive au relie allez ordinairement à tousles chiens.) Les autres le Tentent fouventd’af-fez loin, & le fuient avec un air d’effroi,qui eft une marque bien fûre de fa rage.Quelquefois il fe contente de mordre ce quife trouve près de lui; d’autres lois, plus fu-rieux , il fe jette à droite & a gauche fur tousles hommes & les animaux qu’il apperçoit :il fuit ordinairement avec horreur toutes leseaux qu’il rencontre; enfin il tombeparépui-fement ; quelquefois il fe releve, fe traîneencore quelques inftants, & périt ordinai-rement le troifietne, ou au plus tard le qua-trième jour de fon évafion, fouvent plutôt.
§. 190. Quand quelqu’un a été mordu,la plaie fe referme ordinairement aufli ai-• fément que fi elle n’étoit point venimeufe,mais au bout de quelque temps , plus oumoins, depuis trois femaines jufqu’à trois
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