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Tome premier (1780)
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171
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K. A G Te. 771

dextraordinaire dans les yeux, une inquié-tude qui fe manifeltc par l'es démarches ,on doit craindre quil ne devienne enrage,& lon doit dès cet inftant lattacher, atinde pouvoir le tuer dès que le mal fera tout-k-fait déclaré. Il feroit même plus prudentde le tuer dabord.

Bientôt les fymptomes augmentent. Sonaverfion pour les aliments, fur-tout liqui-des , devient plus forte, il ne connoît plusfon maître, fa voix change, il ne veut plusquon laborde, & mord ceux qui veulentle faire; il séloigne de fa demeure, mar-che la tête & la queue bailfées , la languek demi pendante & chargée décume, (cequi arrive au relie allez ordinairement à tousles chiens.) Les autres le Tentent fouventdaf-fez loin, & le fuient avec un air deffroi,qui eft une marque bien fûre de fa rage.Quelquefois il fe contente de mordre ce quife trouve près de lui; dautres lois, plus fu-rieux , il fe jette à droite & a gauche fur tousles hommes & les animaux quil apperçoit :il fuit ordinairement avec horreur toutes leseaux quil rencontre; enfin il tombeparépui-fement ; quelquefois il fe releve, fe traîneencore quelques inftants, & périt ordinai-rement le troifietne, ou au plus tard le qua-trième jour de fon évafion, fouvent plutôt.

§. 190. Quand quelquun a été mordu,la plaie fe referme ordinairement aufli ai- fément que fi elle nétoit point venimeufe,mais au bout de quelque temps , plus oumoins, depuis trois femaines jufquà trois

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