i$4 Coups de Soieii.vais effets d’un foleil médiocre, mais il eftinutile contre un très-fort.
La conftitution naturelle, ou la confti-tution changée par l’habitude, mettent unetrès-grande différence entre les effets du fo-leil fur différentes perfonnes. L’on s’accou-tume à fes impreffions, comme à celles detous les autres corps qui agiffent continuel-lement fur nous, & l’on parvient à être ex-pofé impunément à fon ardeur, comme l’onparvient à foutenir fans être incommodé larigueur des plus grands froids. L’homme eftfait pour fupporter beaucoup plus de chofesqu’il ne le fait; il ne connoît prefquc jamaisfes forces, chez les nations civiîifées, parceque l’éducation qu’il y reçoit, tend toute ales détruire, & réufîit toujours dans ce pro-jet. Si l’on veut voir l’homme phyfîque toutentier, c’eft chez les nations fauvages qu’ilfaut le chercher, c’eft là feulement où l’onvoit ce que nous pourrions être : nous nepouvons à coup fur que gagner à adopterleur éducation corporelle , & il n’eft pastrop démontré que nous perdiflions en fai-fant le même troc pour l’éducation morale,avec quelques-unes d’entr’eîles.
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