Apoplexie. 14^font pernicieux dans ces cas. Dans l’autreefpece, au-lieu de fe purger avec le remedeN°. 13 , il faut fe purger avec le N°. 2.1.
§. 151. Les mêmes lecours propres à pré-venir une rechûte peuvent empêcher unepremière aEtaque fi on les emploie à temps;car quoique l’attaque d’apoplexie foit très-prompte , cependant la maladie s’annonceplufieurs femaines , quelquefois plufieursmois, même des années à l’avance, pardes vertiges, des pefanteurs de tête, de lé-gers embarras de langue, des paralyfies mo-mentanées , tantôt d’une partie, tantôt d’uneautre, quelquefois des dégoûts &: des enviesde vomir, fans qu’on puilfe foupçonner au-cun embarras dans les premières voies, ou.^ aucune autre caufe dans Peftomac ou dansle voifinage; un changement difficile 'a dé-crire dans la phyfionomie , des douleursvives fk palfageres près du cœur ; une di-minution dans les forces, fans caufe fenfi-ble , & quelques autres lignes qui marquentque les humeurs fe portent trop à la tête &que les fondions du cerveau font gênées.
Il y a des personnes qui font fujettes àdes accidents qui dépendent de la mêmecaufe que l’apoplexie, & qu’on peut regar-der comme de très-légeres apoplexies, donton foutient plufieurs attaques, & qui ne dé-rangent que très-peu la fanté. Tout-k-couple fang fe porte k la tête, le malade eft étour-di , il perd toutes fes forces, il a quelque-foisdes naufées, fans cependant que la con-noilfance, le fentiment & le mouvement fe
Tome 1 , G