Esquinancie. 113cette imprudence & fcs mauvais effets Iail-fent Couvent le malade, lors même qu’ilguérit, dans un état de. langueur pendantlong-temps. Il y a cependant quelques mauxde gorge avec fievre dans lefquels on peutfaire vomir, mais c’eft quand il n’y a pointd’inflammation, ou quand on l’a diflipée,& qu’il refte des matières putrides dans lespremières voies. J’en parlerai.
§. 116. L’on voit Couvent, dans ce pays,une maladie differente des maux de gorgedont je viens de parler, mais qui, commeeux, fait qu’on avale difficilement. On l’ap-pelle en françois les oreillons , & aflez gé-néralement les ourles. C’eft un engorgementdes glandes qui fervent a fournir la falive,& fur-tout des deux grofles qui font entrel’oreille & la mâchoire, qu’on appelle pa-rotides, & des deux qui font deffous la mâ-choire, qu’on appelle maxillaires; elles fegonflent confidérablement, & empêchentnon-feulement d’avaler, mais même d’ou-vrir la bouche, parce que les mouvementsfont très-douloureux. Les enfants y fontbeaucoup plus expofés que les grandes per-fonnes. Comme ordinairement il n’y a pasde fievre, il ne faut point de remedes; ilfufKt de tenir les parties malades à l’abridu grand air , d’appliquer deffus quelqueeataplafme, de diminuer beaucoup la quan-tité de fcs aliments, de fe priver de viande& de vin , & de faire un ufage abondantde quelque liqueur chaude, qui délaie leshumeurs & rétabliffe la tranfpiration. Je me