E J Q U I N A N C I E, IIIlongueur d’un quart ou d’un tiers de pouce,avec un linge doux, & l’on perce l’abcèsavec la pointe de cette lancette. Au mo-ment où l’abcès s’ouvre, la bouche eft inon-dée d’un pus d’un goût & d’une odeur in-foutenables. 11 faut fe gargarifcr avec le gar-garifme déteriîf (N°. 19.) L’on eft quel-quefois furpris de la quantité de pus quifort de l’abcès.
Il ne s’en forme ordinairement qu’un ;j’en ai cependant vu quelquefois deux.
§. 1x3. Il arrive, & ce cas n’eft mêmepas rare, que le pus ne s’amafîe pas pré-cifément dans l’endroit où paroiffoitla forteinflammation, mais dans quelque partie pluscachée ; de façon que la faculté d’avalerrevient prefqu’entiérement, la fievre dimi-nue, le malade dort; l’on fe perfuade quel’on eft guéri, & qu’il ne refte que les in-commodités de la convalefcence. Quand onn’eft pas Médecin ou Chirurgien u eft aiféde fe tromper fur cet état. Voici les Agnesqui peuvent faire juger qu’il y a un abcès.Une inquiétude & un mal-aife général, unedouleur dans toute la bouche, quelques frif-fons de temps en temps, fouvent des cha-leurs vives & paflageres, un pouls aflez mol,fans être naturel, un fentiment d’épaifleur& de pefanteur dans la langue, de petitsboutons blancs fur les gencives , fur l’in-térieur des joues, fur l’intérieur & l’exté-rieur des levres, un goût & une odeur dé-fagréablcs.
§. 114. Dans ces cas, il faut tenir fou-