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Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
67
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DE P O I T R I S Ii 67nés, & mêlés dun peu de fang, qui dimi-nue peu-'a-peu , & difparoît ordinairementavant le feptieme jour. Quelquefois linflam-mation monte le long de la trachée-artere ,& occasionne au malade une Suffocation &un Sentiment douloureux quand il avale ,qui lui perfuade quil a un mal de gorge.

§. 47. Quand le mal eft très-violent, ouquand il le devient, le malade ne peut ref-pirer quaffis; le pouls devient très-petit &très-vîte ; le viSage devient livide , la lan-gue noire, les yeux ségarent, le malade aune angoiffe inexprimable , il sagite con-tinuellement dans Son lit : quelquefois unbras eft dans une efpece de paralyfie, lesrêveries ne le quittent point, il ne peut niveiller ni dormir; la peau de la poitrine &du col fe couvrent quelquefois, fur-toutquand lair eft étouffé & le mal extrême &violent, de taches livides, plus ou moinsconfidérables, quon doit appeller taches pé-téchiales , & quon appelle mal-à-proposdans ce pays le pourpre ; les forces sépui-fent, la difficulté de refpirer augmente dunmoment à lautre ; le malade tombe dans uneléthargie, & meurt bientôt dune mort af-freufe, & allez commune dans les campa-gnes par leffet des remedes échauffants quonemploie dans ce cas. Lon a vu lufage deces remedes augmenter la maladie à un telpoint, que le cœur fe fendoit, comme lou-verture du cadavre la prouvé.

§. 4R. Si la maladie attaque tout-k-coup& avec violence, fi le froid dure plufieurs