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li manganèfe & l’ox’gène annofphérique , & larapidité avèc laquelle cas fubftances tendent às’unir.
On n’a point examiné l’aétion du manganèfefur les terres & fur les fubftances falino-terreufes.L’oxide de ce métal donne an verre une couleu|violette ou brune, fufceptible d’un grand nombrede modifications, & qui fe. dilfipe facilementfparI’àébon des matières combuftibles. Le nitre vivi-fie , ou fait reparoitre promptement cette cou-leur brune ou violette, en rendant de l’oxigèneau manganèfe. Telle eft la raifon pour laquelleïesmatras &les'cornues de verre blanc, que l’onémploie dans nos laboratoires, pour obtenir l’airvital du nitre, prennent toujours une couleurbrune ou violette. Schéele a fait un grand nombred’expériences ingenieufes fur cette coloration duverre par l’oxide de manganèfe.
On ne connoit pas bien la manière dont lesalkaüs agi fient fur le manganèfe. Mais on fait qual’oxide de ce métal s’y combine , & eft revivifiépar l’ammoniac. Bergman obferve que dans cettecombinaifon, ii fe dégage un gaz particulier,qu’il regarde t omme un des principes de l’ammo-riac, & fur lequel il ne donne point de détails.Il paroît que c’eft le gaz azote , d’après la décou-verte de M. Berthoiet, & que l’hydrogène del’ammoniac fe porte fur l’oxigène qu’il enlève au