47® I I £ M E N s
gique. Quoique le nitrate de bifmuth foit engrande partie décompofé par l’eau, il en reftecependant une portion en diflolution, & cetteportion ne peut être précipitée que par la chauxou les alkalis. Ce cara&ère d’être précipité parl’eau, appartient à toutes les diflolutions debifmuth. On ne connoît point le nitrite debifmuth.
| L’acide muriatique agit difficilement fur cemétal ; il faut que cet acide foit concentré ,& qu’on le tienne long-temps en digeftion furle bifmuth ; cette diflolution réuflit encore mieuxen diftillant une grande quantité d’acide muria-tique fur le métal; il s’exhale une odeur fétide dece mélange : on lave le réfidu avec de l’eau , quife charge de la portion d’oxide métallique, unieà l’acide. Le muriate de bifmuth criflallife diffici-lement ; il eft fufceptible de fe fublimer, & de for-mer une forte de fel mou , fufible, nommé im-proprement beurre de bifmuth , qui attire fortementl’humidité de l’air; l'eau le décompofe, & enprécipite un oxide blanc.
On ne connoît point l’action des autres acidesminéraux fur le bifmuth.
Le bifmuth eft oxidé par le nitre ordinaire,mais fans détonation fenfible. Ce métal nedécompofe point du tout le muriate ammonia-cal , mais fon oxide en fépare complètementl’ammoniac. On obtient dans cette expérience