4-68 É L t .M E N 5
par les alkalis, & même par l’eau en grande
quantité. On ne connoît point le fulfate de bif-
muth.
L’acide nitrique diflout le bifmuth avec unerapidité étonnante, ou plutôt ce métal décom-pofe l’acide , & lui enlève très-promptementune partie de l'on oxigène. Le mélange s’échauffebeaucoup ; il s’en exhale des vapeurs rougestrès-épaiffes. Si l’on fait cette combinaifon dans♦l’appareil pneumato-chimique , on en obtientune très-grande quantité de gaz nitreux; c’eftun moyen très-prompt & très-commode de feprocurer ce gaz. Il fe précipite pendant cettedilTolimon une poudre noire, que Lcmeryaprifepour du bitume, que Pott a regardée commeun oxide de bifmuth très-calciné. M. Baume l’aprife pour du foufre; peut-être eft-ce du char-bon. La diffolution nitrique de bifmuth eft lar.scouleur; lorfqu’elle eft chargée, elle dépofe desctiliaux fans évaporation. Ce dernier moyen,combiné avec le îefroidiflement, fournit un ni-trate de bifmuth , fur la forme duquel les chimiftesne font nullement d’accord. M. Baume dit quece fel eft difpofé en groffes aiguilles tailléesen pointes de diamant par un bout. M. Sagedéfinit ces criftaux des prifmes tétraèdres , unpeu comprimes, & terminés par deux pyramidestrièdres ohtufes, dont les plans font un rliombj