d’Hist. Nat. et de Chimie. 43$M. Pelletier, clans fes expériences fur laréduélion de l’oxide & de l’acide molybdique, n’ajamais obtenu un culot de molybdène, maisune matière agglutinée, noirâtre , friable , ayantle brillant métallique ; on y voyoit à la loupedes petits grains ronds, brillans & gris, queM. Pelletier regarde comme le métal, ou le mo-lybdène pur. Le manganèfe n’a de même etc en-core obtenu que fous la forme de grenailles. Voicid’après les effais faits fur ce demi-métal, lespropriétés qu’on y a reconnues. Le molybdèneeflgris, formé de petits grains agglutinés, caf-fans, d’une extrême infufibilité. Chauffé avec lecontacè de l’air, il fe change en un oxide blanc ,volatil, & qui fe criftallife par la fublimatfon,en prifmes aiguillés & bri'ilans, comme celui del’antimoine. Cet oxide, furchargé d’oxigène, de-vient acide, & c’eft le produit lalin qu’on con-noît le mieux, d’après les recherches de Schéele.L’acide nitrique brûle facilement le molybdène,& le convertit en un oxide blancy& même enacide molybdique. L’oxide de molybdène de-vient bleu & brillant, en repaffant à l’état métal-lique. Les alkaÜ6, aidés par l’adion de l’eau,oxident & diflolvent ce demi-métal 5 il eft fuf-ceptible de s’allier avec le plomb , le cuivre, lefer, l’argent, & il forme des alliages grenus ,giisâtres, très-friables. Enfin , uni au foufre , il
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