d’Hist. Nat. et de Chimie. 41$paflage de cet oxide à l’état d’acide, par l’a&ionde Vefprit de nitre, ou de l’acide muriatique oxi-géué. L’oxide d’arfenic paroît avoir une grandeaffinité avec l’oxigène dont il n’eft pas faturé;.lorfqu’on le diffille avec l’acide nitrique ou avecl’acide muriatique oxigéné, il s’empare de l’oxi-gène qui entre comme principe dans l’un & l’autrede ces acides. Plus il contient d’oxigène, plus il ferapproche des fubftances falines, & lorfqu’il eneff entièrement faturé , il prend tous les cara&èresdes acides, qui, comice nous l’avons démontré,ne font que des matières combuftibles, combinéesavec l’oxigène, auquel elles doivent toutes leurspropriétés falines. On conçoit très-bien, d’aprèscette théorie, pourquoi l’oxide d’arfenic nonfaturé d’oxigène, & tel qu’il elt par la fïmpleoxidation au feu, ne forme point d’arfeniate depotaffe, & pourquoi il ne peut conftituer ce felqu’après avoir été préalablement traité par lesacides qu’il décompofe, & auxquels il enlèvel’oxigène à l’aide delà chaleur.
L’acide arfenique diffère beaucoup de l’oxided’arfenic ordinaire. Sa faveur eff plus forte. Il eftfixe au feu, &C l’on fe fert dé ce procédé pourféparer exactement cet acide de la portion d’oxided’arfenic qu’il peut contenir. C’eft lans doute enpaflant a l’état d’acide que l’oxide d'arfenic prend