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pour deflecher l’huile; lorfqu’il ne s'exhale plusde vapeurs humides, on augmente le feu pourfaire fublimer l’arfenic. On cafte le matras, &on trouve à fa parfie fupérieure un pain, ayantl’afpeâ: & le brillant métallique de l’arfenic; laplus grande partie du charbon de l’huile refte aufond du matras.
L’arfenic, expofé à l’air, y noircit fenfible-ment; l’oxide d’arfenic vitrifié , perd fa tranfpa-rence, & devient laiteux, en éprouvant une forted’efflorefcence.
L’arfenic ne paroît point être attaqué parl’eau ; mais fon oxide fe dilfout très-bien dansce menfirue, en quantité un peu plus grande àchaud qu’à froid; au refte , la difîolubilité de cettefubftance varie fuivant qu’elle a été plus ou moinsparfaitement oxidée. L’oxide d’arfenic fournit,par l’évaporation lente de fa diffolution , des crif-taux jaunâtres en tétraèdres plus ou moins régu-liers ; on ne connoît aucun oxide métallique quife diïï’olve dans l’eau en aufli grande quantité ;cette propriété, jointe à fa faveur extrême, lerapproche des matières falines.
L’oxide d’arfenic s’unit aflfei bien aux terrespar la fufion; il fe fixe avec elles, & en accélèrela vitrification ; mais tous les verres dans lefquelsil entre ont l’inconvénient de fe ternir à l’air en