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brillant, & femble compofé d’un grand nombrede petites écailles ; lorfque ces écailles font fen-fibles a l’extérieur des échantillons, on les nommealors arfenic tejlacé , ou improprement cobalt tef~tacé , parce qu’autre fois, comme on ne connoif-£oit point le caractère métallique de l’arfenic ,& qu’on retiroit des mines de cobalt une grandequantité d’oxide d’arfenic , on avoir regardé l’ar-fenic teftacé comme une mine de cobalt. L’ar-fenic vierge eft très-aifé à reconnoître lorfqu’ila l’éclat métallique , & qu’il eft en petites écailles ;mais lorfqu’il eft noir, & que dans fa frafture ilparoît compofé de grains fins & très-ferrés, onne peut le diftinguer que par fa pefanteur quieft très-confidérable , & parce que fi on l’expofefur des charbons ardens, il fe diffipe en entierfous la forme de fumées blanches , qui ont uneforte odeur d’ail. Ce dernier métal fe trouveabondamment à Sainte-Marie-aux-Mines. Il eftmêlé avec la mine d’argent grife; on en rencon-tre auffi parmi les mines de cobalt en Saxe, &à Andrarum en Scanie.
La nature offre quelquefois l’arfenic en oxideblanc, ayant même l’afpèct: vitreux, mais leplus fouvent fous la forme de pouliïère fuper-ficielle, ou mêlée à quelques terres. Cet oxideexifteaufli à Saintc-Marie-aux-Mines ; on le re-
connoît