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ce qui a lieu lorfqu’on enflamme un mélange dedeux parties d’air atmofphérique & d’une partiede gaz hydrogéné ; ce mélange s’allume , ilbrûle dans un inftant , & en produifant uneexplofion vive, femblable à celle de la poudreà canon ; le gaz hydrogéné feul ne brûle , aucontraire, que lentement & à fa^ furface.
On peut le faire brûler de même en un inf-tant & avec beaucoup plus de véhémence, fi onen mêle deux ou trois parties avec une partied’air vital ou gaz oxigène ; il produit alors uneexplofion beaucoup plus confidérable que dansl’expérience précédente.
M. Cavendifch avoit remarqué, plufieurs an-nées avant M. Lavoifier, que toutes les foisqu’on brûloit du gaz hydrogène, il fe manifef-toit toujours des gouttes d’eau. En faifant brû-ler ce gaz dans un vaiffeau plein d’air vital, &au-deflus du mercure , il fe fait un vide dansl’appareil, le mercure remonte, & les paroisdu vafe fe trouvent enduites d’une grandequantité de gouttelettes d’eau très-pure , quiaugmente en quantité à mefure que la combuf-tion s’opère. M. Lavoifier a combiné de cettemanière une affez grande quantité de ces deuxfluides élaftiques l’un avec l’autre, pour pouvoirobtenir plufieurs gros d’eau. Il a eu foin de faire• gaffer l’un & l’autre de ces fluides à travers un.