d’Hist. Nat. et de Chimie 311obferve dans les nœuds du bois. Ces derniersfont fort durs & ne peuvent être travaillés ; leslapidaires les nomment diamans de nature,
La tranfparence , la dureté du diamant, laforme criftalline régulière qu’il affeéte, avoientdéterminé les naturaliftes à ranger cette fubf-tance au nombre des pierres vitrifiables. Ils leregardoient comme la matière du criftal deroche, la plus pure & la plus homogène. Ilsle croyoient inaltérable au feu , parce que lesjoailliers font dans l’ufage de faire chauffer , &même rougir les diamans tachés de jaune; parce procédé , les taches deviennent noires , &n’empêchent pas l’éclat de la pierre. Cependanton favoit que le diamant étoit plus pefant &plus dur que le criftal de roche , & qu’il avoitune propriété électrique très-marquée ; mais onn’attribuoic cela qu’à fon extrême pureté.
On fait que tous les corps tranfparens pier-reux ou falins refrangent la lumière, en raifondirecte de leur denfité, mais que les corps tranf-parens combuftibles la refrangent en raifon dou-ble de leur denfité. Le diamant a une force réfrin-gente prefque triple de celle qu’il devroit avoiren raifon de fa denfité ; il paroît que c’eft decette grande force réfringente que dépend lefingulier éclat du diamant. Comme il eft très-
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