d’Hist. Nat. et de Chimie. 1S1
ebferve journellement ce phénomène dans lespharmacies où l’on a loin d’hume&er le fulfatede foude ou ftl di Glauber d’une petite quantitéd’eau , afin de le conferver bien criftailifé.
La diflolution des Tels dans l’eau eft un desphénomènes qui méritent le plus d’attention dela part des chimiftes. Quelques perfonnes ayantobfervé qu’elle fe fait fans le mouvement fenfible& fans l’effervefcence qui accompagne la diffo-lution des métaux dans les aciJes, avoient pro-pofé de la diftinguer de celle-ci par le nom d«folutlon^ mais l’une & l’autre de ces expreflionsne préfentant point un fens différent, & l’aétionréciproque des acides & des métaux étant tout-à-fàit différente de la diffolution des fels dans l’eau,&* tenant a des caufes particulières que nous ex-poferonsplus bas, cette diffinélion ne peut avoiraucun avantage La ailloîution des fels dans l’eaua été regardée par quelques chimiftes phyficienscomme une fimpîe divifion mécanique des parti-cules falines; mais il y a une pénétration intimeentre ces deux corps: leur température changefur le champ, & il paroîtqu’il fe pafl'e entre lesfels & l’eau une vraie combinaifon qu’on ne fau-roit expliquer par le feul écartement des molé-cules des fels. Ceci eft prouvé non-leulement parla température qui change dans ces opérations,mais encore par la polîlbiiicé de féparer un fel de