d’Hist. Nat. et de Chimie. 119de la magncfie, de la chaux & des alkalis pursfur l’alumine. Il eft vraifemblable que ces fubf-tances, fur-tout ks dernières , la mettroient, àl’aide du feu, dans l’état d’une fritte vitreufe.M. Achard a fait une fuite d’expériences quiprouvent cette aftertion. La couleur, la tranf-parence, la dureté, & toutes les propriétésde ces efpèces de verres, varient, fuivant lesproportions relatives des fubftances que l’onmêle pour les obtenir , comme on l’apprenddans la diftertation du chimifte de Berlin, déjàcité.
L’acide fulfurique diiïout facilement l’alumine,lorfqu’elle efl fraîche & humide ; il ne la difioucqu’avec peine, quand elle eft sèche. Cette dif-folution, faite à la dofe de plufieurs onces,donne des criftaux d’alun, mêlé de quelquespaillettes ou écailles femblables à celles du mica.M. Beaumé ajoute même que fi os fait cette ex-périence en petit, on n’obtient prefque que deces dernières, & point d’alun. Les autres acidesdiflolvent auffi cette terre, & forment avec .elledes fels peu connus , dont nous parlerons dansles articles fuivans.
On ne lait pas quelle feroit l’aclion de la terrealumineufe fur les fels neutres ; mais la propriétéla plus fingulière qu’elle préfente, c’eft celle defe combiner par excès au fulfate d’aîtanvne , &