d’Hist. Nat. et de Chimie, iaydes pyramides dièdres. Il efl affez rare de l’obte-nir de cette régularité; le plus fouvent il efl enpetites aiguilles ferrées les unes contre les autres,& dont on ne peut déterminer la forme.
Ce fel a une faveur amère & défagréable ; enquoi il diffère beaucoup du fulfate calcaire. Safaveur a même quelque chofe de frais commecelle du nitrate de potaffe.
Il fe liquéfie aifément fur le feu, & devientfolide par le refroidiffèment. Si on le porte dansl’obfcurité, après l’avoir fait ainfi chauffer, ilparoît lumineux, & conflitue dans cet état lephofphore de Baudouin, Balduinus. Si on le metfur un fer rouge, il préfente le même phénomène.Jeté fur un charbon ardent , il fe liquéfie & dé-tonne lentement à tnefure qu’il fe défsèclie. Lenitrate calcaire chauffe pendant long-temps, perdfon acide qui fe décompofe par l’acfion de lachaleur. En faifant cette opération dans une cor-nue, dont le bec eft plongé fous une cloche pleined’eau, on obtient de l’air vital , & fur la fin dugaz azote. Le réfidu efl de la chaux unie à unecertaine quantité d’acide nicreux, fi Ion n’a em-ployé qu’un feu médiocre & pendant trop peude temps; mais on peut obtenir par ce procédé lachaux très-vive, en donnant un très-grand degréde feu, & en le continuant allez long-temps pourTome II, I