d’Hist. Nat. et de Chimie. 233
rable que celle de la terre vitrifiable; ce quifait que les pierres argileufes ne font jamaisd’une dureté très-grande & qu’elles fe brifentpar le choc de l’acier, au lieu de l’entamer& de l’embrafer par la force de là percuffion,comme le font les pierres vitrifiables. Cetteforce d’aggrégation peu énergique dans les ar-giles, les rend beaucoup plus fufceptibles decombinaifons que les autres terres ; auflî ren-contre-t-on beaucoup moins d’argiles puresque de criftal de roche ou de quartz. On con-çoit facilement, d’après cette obfervation, pour-quoi les argiles font prefque toujours colorées;pourquoi il en eft peu qui préfentent les carac-tères argileux dans un degré bien marqué. L’ar-gile expofée à l’adion de la chaleur y éprouveune altération que n’éprouve point la terrevitrifiable ; au lieu de relier intade commecelle-ci, elle durcit & acquiert une aggrégationbien plus forte que celle qui lui eft naturelle.Elle fe rapproche même alors de la terre quart-zeufe, puifqu’elle en prend quelques proprié-tés, comme la dureté & le peu de force decombinaifon. L’eau a quelqu’adion fur l’argile;elle la pénètre, y adhère & la rend molle &dudile. C’elt une forte de combinaifon démon-trée fur-tout par l’adhérence que l’eau & l’ar-gile contradent enfemble, & qui eft telle qu’on