d’Hist. Nat. et de Chimie. 2ï£
l’eau réduite en vapeurs fe décompofe à me-fure qu’elle touche le fer rouge; l’air pur qu’ellecontient fe fixe dans le métal comme le dé-montrent l’augmentation de fou poids & l’al-tération fingulière qu’il éprouve ; le gaz inflam-mable devenu libre, parcourt avec rapidité lecanon de fufil , & fe raflemble dans des clo-ches placées à cet effet à l’extrémité de ce ca-non oppofée à celle par où l’on fait tomberl’eau fluide. En répétant ces expériences avecle plus de précifion poflible, ces favans ont re-connu que l’eau contient environ fix partiesd’air pur & une de gaz inflammable, que cedernier n’en confiitue que le feptième, qu’il eftà-peu-près treize fois plus léger que l’air at-mofphérique, & qu’il peut occuper un efpacequinze cens fois plus confidérable que celuiqu’il occupoit dans fa combinaifon aqueufe.
Il paraît que l’eau peut agir de la même ma-nière fur tous les corps combuftibles, qu’elleles réduit plus ou moins facilement à l’état decorps brûlés , & qu’elle donne conflammentdu gaz inflammable ; on l’a décompofée par lezinc, le charbon, les huiles ; cette dernière ex-périence fe fait en jettant l’eau goutte à gouttefur des huiles bouillantes dans une cornue doncle bec plonge fous des cloches de lappa-teii pneumato - chimique ordinaire; mais elle