d’Hist. Nat. et de Chimie. uo$-'(ine. Paris , che^ Cave lier, -177/, 1 vûL ln- 8 .
7 0 . Un des plus finguliers phénomènes del’eau en vapeurs, c’eft la propriété qu’elle ad’accélérer la combuftion de l’huile enflammée ,comme on l’obferve dans l’expérience de l’éoli-pile appliqué à la lampe de Pémailleur, lesfoyers de charbon de terre & de charbonde bois humide, les grailles enflammées , quel’eau ne peut éteindre 8 c dont elle augmentemême l’embrafement. Ces phénomènes avoientfait penfer à Boerhaave que la flamme étoit engrande partie compofée d’eau. Nous verronstout-à-l’heure combien cette ingénieufe idée deBoerhaave fe rapproche des decouvertes mo-dernes fur l’eau , lorfque nous démontreronsque ce fluide en vapeurs n’augmente la flammeque parce qu’il efl décompofé lui-même parles corps combuflibles.
8°. Enfin, l’eau en vapeurs fe condenfe lors-qu’elle efl expofée à quelques degrés au-defliisde 0 ; alors elle reprend fa liquidité, c’eft cequi arrive dans la rofée ; quelquefois même ellefe durcit en petits glaçons & paroît fufcep—tible de fe criftallifer , lorfqu’elle eft frappéedans fon état de vapeurs par un froid fubit deplufieurs degrés au-deiïous de o; telle eftl’origine de ces feuillages glacés, de ces her-borifations blanches que l’on apperçoit l’hiver.Tome I. O,