d’Hist. Nat. et de Chimie. 117métalliques, les poudres végétales & les hui-les animales volatiles, dans lefquelles on ob-ferve les altérations les plus fingulicres. Il n’eftpas une chaux métallique, fur-tout parmi cellesde mercure, qui ne change de couleur & nedevienne en général p'us foncée à la furfaceexpofée au foleil ; on peut fe convaincre dece fait en vifitant les couleurs en poudre pourla peinture , confervées dans des bocaux deverre chez les marchands. Les acides minérauxdeviennent plus colorés, plus volatils & fumans,lorfqu’on les tient au foleil ; les fels métalliquesy noircilTent, les huiles animales y prennent unecouleur brune & obfcure. Tous ces change-niens méritent la plus grande attention de lapart des ehimîftes, & ils conflituent une fuitede recherches immenfes dont on ne s’eft pointencore occupé. M. Scheèle efl le feul qui enait de'crit quelques-uns ; au relie, nous revien-drons plus bas fur cet objet important.
§. II. De la Chaleur .
Il y a beaucoup plus de difficultés dans l’exa-men des propriétés de la cha’eur, que danscelui de la lumière. On n’a encore prouvé paraucun phénomène, que la chaleur foit un êtreexillatit par lui-même, & plufieurs grands hom-mes ont penfé avec Bacon qu’elle n’étoit qu’une
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