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grands aftronomes. Elle fe meut en ligne droi-te, elle eft formée de rayons qui, après avoirété lancés des aftres d’où ils partent, s’écar-tent, & vont en divergeant à mefure qu’ils obéif-fent au mouvement qui leur a été communi-qué. L’élafticité de ces rayons eft telle, que,lorfqu’ils tombent fur une fürface dure & fuf-ceptible de les réfléchir, l’angle de leur réfie-,xion eft prefque égal à celui de leur inciden-ce , comme l’apprend la catoptrique. Lorfquela lumière paffe à côté d’un corps quelconque,elle s’infléchit plus ou moins, & cette inflexionen prouvant fa pefanteur, démontre fon exif-tence.
Quelque pénétrante qu’elle foit, & de quel-que rapidité qu’elle jouifte, elle ne marche pascontinuellement en ligne droite, & les corpsqu’elle rencontre dans fon chemin, font autantd’obftacles qui la dérangent & lui font éprou-ver des déviations. En paffant obliquement d’unmilieu rare dans un milieu plus denfe, elleéprouve une réfradion comme tous les corpsfolides ; mais Newton a découvert que fa ré-frangibilité eft en raifon inverfe de celle de tousles autres corps. En effet, ceux-ci s’éloignentde la ligne perpendiculaire toutes les fois qu’ilspaflent dans des milieux plus denfes que ceuxqu’ils quittent, & la lumière en les traverfant