d’Hist. Nat. et de Chimie. S3
double, fuppofons que l’acide vitriolique ad-hère à l’alkaii fixe avec une force égale à huit ;l’acide nitreux qui tend à s’unir à cet alkaliavec une force moindre , que nous compare-rons à fept, ne pourroit feul décompofer letartre vitriolé , fi . d’une autre part, la ten-dance de la chaux pour s’unir à l’acide vitrio-lique , tendance que nous faifons monter à fix,ne faifoit avec la précédente une force égale àtreize, qui doit l’emporter fur celle avec la-quelle l’acide vitriolique adhère à l’alkaii fixevégétal. Il faut aufiî que cette fomme foit plusconfidérable que celle qui tient réunis la chaux& l’acide nitreux.
Il y a donc dans les affinités doubles deuxespèces d’affinités qu’il ell néceffiaire de dis-tinguer les unes des autres ; i°. celle en vertude laquelle les principes de chaque compo-fé adhèrent les uns aux autres ; dans l’exem-ple cité, c’eft le degré de force qui'tient réu-nis l’acide vitriolique avec l’alkali fixe végétaldans le tartre vitriolé, & de celle qui fait adhé-rer l’acide nitreux à la chaux. M. Kirwan, chi-mille anglois, appelle cette première force,affinités quiefcentes , parce qu’elle tend à rete-nir réunis deux à deux les quatre principes desdeux compofans. 2 0 . La fécondé affinité ell cellepar laquelle ces quatre principes s’échangent\ F ij