d’Hist. Nat. et de Chimie. 79féparés des compofés dont ils faifoient partie sjouiffènt de toutes leurs propriétés, & paroif-fent n’avoir éprouvé aucune altération , foitdans les compofés mêmes qu’ils conllituoient,foit par l’acte de la décompofition. Il y -a unallez grand nombre de ces précipités , quoiqu’ily en ait encore plus d’impurs.
Pour que les précipités foient bien purs, i!faut qu’ils n’aient fouffert aucune altération parl’action des corps auxquels ils étoient unis ^antleur précipitation, & qu’ils n’aient aucune affi-nité avec la fubflance qu’on emploie pour lesféparer ou les précipiter. Par exemple, Iprfqu’onverfe de l’efprit-de-vin fur une diflolution de tar-tre vitriolé dans l’eau, l’efprit-de-vin qui a plus derapport avec l’eau qu’elle n’en a avec le fel ,fépare ce dernier ; le tartre vitriolé fe précipitepur, parce qu’il n’a point été altéré par l’eau, &parce qu’il ne l’eft pas davantage par l’efprit-de-vin auquel il ne peut s’unir. Mais fi deux corpsfe font altérés réciproquement dans leur union,ainfi que les combinaifons des acides avec lesmétaux , alors le troifième qu’on employerapour les défunir comme un fel alkali, féparerale métal dans un état fort éloigné de celui quilui eft naturel, & donnera naiflance à un pré-cipité impur. La même chofe a lieu , fi le corpsprécipitant a quelque tendance à s’unir au