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d’Hist. Nat. et dè Chimie. 77conftitue un précipité vrai. Il y a un précipitéfaux , lorfque c’elt la nouvelle combinaifonfaite par le précipitant ou la matière ajoutée,avec un des deux corps du compofé qu’ondéfunit, qui fe place au bas de la liqueur, enraifon de fon infolubilité, & lorfque la matièredéfunie relie en diffolution. En décompofant ladifTolution nitreufe de mercure par l’acide ma-rin, avec lequel cette fübftance métallique aplus de rapport qu’avec le premier acide, lanouvelle combinaifon de mercure 8c d’acidemarin tombe au fond du mélange, y formeun faux précipité, au-delTus duquel fe trouvel’acide nitreux dilTous dans l’eau. Cette diffé-rence ne dépend, comme nous le verrons ail-leurs , que de la différente difTolubilité des ma-tières.
Il efl facile de reconnoître une erreur denomenclature préjudiciable atix commençans ,dans ce fécond exemple de précipités ; en effet,ceux qui ont donné ce nom à la fubflance fé«parée du compofé par le précipitant, ne doi-vent point regarder comme précipité la nou-velle combinaifon qui a lieu dans cet exem-ple. Mais quand même on fe reflreindroit àn’appeller précipité que la matière féparée parle précipitant, ce nom feroit encore fujet àtromper, puifqu’il y a beaucoup de cas dans