SS É L K M ENS
qui en auront ufé , ont fans dente été caufiiqu’on les a dillinguées des eaux communes. Lespremiers favans qui ont réfléchi fur leurs pro-priétés , ne fe font guère attachés qu’à leursqualités fenfibles; telles que la couleur, la pe-fanteur ou la légèreté , l’odeur & la faveur. Plineavoit cependant déjà diflingué un grand nombred’eaux, foit par leurs propriétés phyfiques, foitpar l’utilité qu’on pouvoit en retirer. Mais ceVefl que dans le dix - feptième ficelé qu’on acommencé à chercher les moyens de connoîtreles différens principes tenus en diffolution dans'les eaux, en les traitant par les procédés quela chimie étoit feule capable de fournir. Boyleeft un des premiers qui, dans les belles expé-riences fur les couleurs qu’il publia à Oxforden 166 j, fit connoître plufieurs réaélifs capablesd’indiquer par les altérations de leurs nuances,les fubflances diffoutes dans l’eau. L’académie.des fciences de Paris fentit, dès fon inflitution,combien l’analyfe des eaux étoit importante, &Ducîos entreprit en i 66 j de faire l’examen decelles de la France. On trouve dans les anciensmémoires de cette compagnie, les recherches.de ce chimifle fur cet objet. Boyle s’occupa fpé-cialement des eaux minérales vers la fin du dix-feptième fiècle, & il donna un ouvrage fut«-ute matière, en 168p. Boulduc publia on