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Végétales femblent en être à l’abri, ou au moinsne l’éprouver que très - difficilement & avecbeaucoup de lenteur.
La putréfaction des animaux, qu’il eft permisde regarder avec Boerhaave comme une véri-,ritable fermentation , eft un des phénomènesles plus importans , & en meme - temps très-difficile à connoître. Tous les travaux des fa-vans, depuis Bacon de Vérulam, qui avoitbienfenti l’importance des recherches fur cet objetjufqu’à nos jours, n’ont encore éclairci que quel-ques points, & entrevu les phénomènes géné-,faux des matières qui fe pourriflent. Beccher,’Haies, Stahl, Pringle, Macbride, Gaber, Beaumé,madame Darconville, 8 c les auteurs des differta-tions fur les antifeptiques couronnées en 1767par l’académie de Dijon, ont obfervé & décritavec foin les faits que préfente l’altération putri-de ; mais on verra par l’expofé que nous allons©ffrir, qu’il refte encore un grand nombre d’ex-périences à faire pour connoître en détail lesphénomènes de cette opération naturelle.
Toute fubftance fluide ou molle extraite ducorps d’un animal, expofée à l’air & à une tem-pérature de dix degrés ou au-deflus , éprouveplus ou moins promptement les altérations fui-yantes. Sa couleur pâlit, fa confiftance diminue*