d’Hist. Nat. et dt. Chimie. 439jnous permet pas d’infifler fur ces différences ,fur lefquelles les chimiffes n’ont point encorefait les recherches néceffaires pour fixer l’opi-nion des phyfiologiftes.
Les os de l’homn e & des quadrupèdes quiont été feuls examinés jufqu’à préfent par leschimiffes , ne font pas des matières terrcufes,comme on l’a cru autrefois. Ils contiennent unecertaine quantité de matière gélaîineufe , difper-fée dans les petites cavités formées par l’écarte-ment des lames folides qui compofent leur tiffu ;& ces lames folides elles-mêmes, que leur info-lubiüté & leur confiftance fembloient rappro-cher des matières terreufes, ont été reconnuesdepuis quelques années pour un véritab’e felneutre ccmpofé d’acide phofphorique & dechaux.
Les os expofés au feu avec le contaci de l’air,s’enflamment à l’aide d’une certaine quantité degraiffe médullaire qu’i's contiennent. Si on lesdiftille dans une cornue , ils donnent un ph’egmealcalin, une huile empyreumatique féti le , Scbeaucoup de carbonate ammoniacal. Leur char-bon eft compaûe, il s’incinère affez difficile-ment ; il laifl'e un réfidu blanc qui fournit parfon lavage à l’eau froide une petite quantité decarbonate de fonde. L’eau chaude en enlève en-fuite une certaine quantité de fulfate de chjux.
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