d’Hist. Nat. et de Chimie. 415l’eau de chaux, qui a plus d’affinité avec l’acidephofphorique que n’en a la potaffe.
La foude , unie avec l’acide phofphorique ,donne un fel d’une faveur agréable, analogue àla faveur du muriate de fonde. l e phofphate defoude ne crifrallife que difficilement, 6c le ré-duit fouvent par l’évaporation en une matièregommeufe, filante comme delà térébenthine,6c déliquefcente (l). J’ai apperçu dans cette ma-tière épaille des aiguilles difpofées en rayons quiannonçoient une criflallifation commençante ;mais fi l’on ajoute à ce fel un peu plus de foudequ’il n’en faut pour faturer fon acide , cet excèsde bafe dont il eft-fufceptible de fe charger enchange fur-le-champ les propriétés ; fa faveur de-vient urineufe , il verdit le fyrop de violettes, ilcriftallife en larges parallélogrammes, il s’effîeu-rit à i’air ; en un mot, il prend toutes les proprié-tés du fel fufible à bafe de natrum , qui efl du pkof-phati fur future de foude. Ce fel ne donne point dephofphore avec le charbon; au refte les phofpha-tes de baryte, de chaux , de potaffe 6c de fouden’en fournirent pas non plus, & il paroît qu’il
(1) En Angleterre on prépare en grand le phofphatede foude , & en le vend en beaux criftaux dans les phar-macies , comme le fulfate de foude ; on l’emploie pourpurger.
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