4io Elément
prend peu-à-peu de la confiftance , de l’opacité ; ^
il reffemble à un extrait mou. Enfin , pouffé à un 1'^ P^ 1
feu violent, il fe fond en un verre tranfparent,
dur , très-éleflrique & infoluble , qui ne préfente ft »iencîS J
plus de caraéière acide. Il paroît que cet état folide jjjen a ï
& vitreux dépend d’une combinaison plus intime ,g( les r£
entre la bafe acidifîable & l’oxigène , & de la fé- .| { y,
paration d’une partie de ce dernier. Cette idée fur j|bouillon
l’adhérence plus intime de l’oxigène dans le verre ai j e p(, 0 fp
phofphorique, qui n’étant plus acide mérite le ^ j eu
nom Ü oxide phofphorique vitreux , eft confirmée par y ^
la difficulté qu’on a pour en obtenir du phofphore j ^ <
à l’aide du charbon, & par la haute tempéra- j
turc qu’on eft obligé de donner pour cela à ce
n attachons
mélange.
Si on chauffe dans un vaiffeau ouvert l’acide ne C
phofphorique obtenu par la combuftion lente ^ atî( ^ou l’acide phofphoreux, il s’en élève de temps -^phoen temps de petites flammes dues à un refte de avecphofphore qui.n’a pas été entièrement brûlé, & ltett efé
accompagnées d’une odeur d’ail; au refte il fe : ® bien ch
concentre , il fe defsèche, & il finit par fe fon- i: 't heures
dre comme le premier. rk appîaj
L’acide phofphorique concentré attire très- '«défont
promptement l’humidité de l’air. Il s’unit à i’eau ^
avec chaleur ; il fe combine à un grand nombrede fubftances, & il préfente dans fa çombinaifon ; 3 l ,des phenomenes particuliers. ^ ^