d’Hist. Nat. et de Chimie. 407on laiffe fécher cet appareil un jour ou deux, &on procède à la diftillation par un feu bien gra-dué. Cette opération dure entre fix& neuf heu-res , fuivant la quantité de matière que l’on dif-lille. On reétifie ce phofphore , en le diftillant àun feu très-doux dans une cornue de verre,avec un récipient à moitié plein d’eau. Prefcuetous les chimiftes ont répété avec fuccès le pro-cédé de Margraf, & il étoit le feul en ufage juf-qu’à celui qui a été découvert depuis plufieursannées, & qui confifte à féparer l’acide phof-phorique des os , comme nous le dirons en par-lant de ces corps foüdes.
On voit que le procédé de Margraf ne différéde celui de Hallot que par l’adcistion du muriatede plomb, & parce que l'opération eft coupéeen deux. Mais ce qu’il y a de plus précieuxdans le travail du (avant chimifte de Berlin,c’eft qu’il a déterminé quelle eft la fubftancecontenue dans l’urine qui fert à former le phof-phore. En diftillant un mélange de fd fufible &Cde charbon, il a obtenu un très-beau phof-phore , 6c il a obfervé que Burine d’eù l’on aextrait ce fel ne donne prefque plus de cettefubftance cofnbuftible. C’eft donc une partieconftituante du fel fufible qui contribue à laformation du phofphore ; & on obrier.t fad-ement cette fubftance, en diftillant deux parties
Ce iv