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le vrai Tel fufible ou phofphate d’ammoniaque& de foude , donnoit à l’acide phofphorique lapropriété de fondre en verre, &c telle étoit laraifon pour laquelle je lui avois donné , dans lapremière édition de cet ouvrage, le nom de bafedu verre phofphorique ; mais M. Morveau s’eft:affuré depuis que l’acide phofphorique pur, re-tiré du phofphore par dohcpefcence, & par con-féquent ne contenant point de cette fubftance ,fe fondoit feul par la chaleur, en un verre fo-lide & permanent. Ce travail de M. Prouft, faitavec foin, & fur-tout piquant par fes réfultats ,engagea Bergman à regarder cette fubftancecomme un acide particulier ; il en a fait l’hif-toire datVs la fécondé édition de fa diftfertatioiîfur les attrapions élePives, fous le nom d’acidedu fe! perlé, acidum per latum , fans doute d’aprèsla dénomination donnée en 1740 par M. Hauptau fel fufible à bafe de natrum. M. Morveauen a fait un article particulier de fon dipion-naire de chimie, fous le nom d 'acide ourétiquetiré du nom grec de l’urine qui le fournit ; maisdepuis les recherches de M. Prouft, la difter-tation de Bergman, & la rédaPion de l’articlecité de M. Morveau , M. Klaproth a publiédans le journal de M. Crell une analyfe dufel fufible à la bafe de natrum , qui détruit l’exil-tence de ce prétendu acide particulier , & qui
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