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Tome Quatrième (1791)
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384
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au phofphate calcaire, nous en décrirons lespropriétés à larticle des os.

Le fel quon obtient par le refroidifîement &par le repos de lurine évaporée a été appelleJel fujibie en général, parce quil fe fond au feucomme nous le verrons tout - à - lheure} on laauffi nommé fel ejfentiel durine , fel microcofmi-que. Dans ce premier état il eft un mélange dephofphate ammoniacal, de muriate &c de phof-phate de foude , faü par une matière extraâive.Plufieurs chimiftes, & Margraf en particulier,penfoient que pour éviter le mélange du fel ma-rin , il falloir luiflèr putréfier lurine, ô£ que cefel fe changeoit en phofphate par la putréfaélion,ce oui efi aujourdhui démontré faux : 120 pintesdurine donnent, fuivant Margaf, environ 4 on-ces de phofphate ammoniacal, ÔC 2 onces dephofphate de foude. Quoique cette proportionfoit variable, elle efi cependant plus forte en gé-néral que Margaf la penfé.

Il neft pas facile de féparer exa&ement cesdeux fubftances falines qui compofent le fel fufi-ble entier obtenu par une première criftallifa-tion, & que Schockwitz, le Mort, Boerhaave',Henckel & Schloffer, avoient regardé commeun feul fel. Pour opérer cette féparation , on aconfeillé de ditfoudre le fel fufible dans de leauchaude, dévaporer la liqueur, & de la faire

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