d’Hist. Nat. et de Chimie. 375celu c!es humeurs en particulier produifent uneinfinité de changemens qu’il ne fera poffibled’apprécier qu’après une longue fuite d’expé-riences qui n’ont encore été qu’ébauchées : nousne parlerons donc ici que de l’urine humainereidue dans l’état de fanté.
Ce fluide eft diftingué par les bons médecinsen deux efpèces; l’une appellée urine de la boif-fon, ou urine crue , coule peu de temps aprèsle repas ; elle eft chaire , prefque fans faveur &fans odeur ; elle contient beaucoup moins deprincipes que l’autre qui eft nommée urine dufang ou urine de la coftion : cette dernière nefort que lorlque la digeftion eft finie, & elle eftféparée du fang par les reins, tandis que la pre-mière paroît fe filtrer en partie de i’eftomac & desinîeftins, immédiatement jufqu’à la veftle , par letiffu cellulaire , ou par les vaifieaux abforbans.
L’état de la fanté, & fur-tout ladifpofition desnerfs, modifient ftngulièrement l’urine.Aprèsles accès hyftériques on hypoch.ondriaques, ellecoule en grande quantité; elle eft inodore, infi-pide & fans aucune couleur. Les maladies desos, celles des articulations influent encore beau-coup fur cette leflive animale. Elle châtie fou-vent une grande quantité de matière en appa-rence terreufe , mais qui paroît ctre de l’acideliîhique cc du phofphate calcaire, comme nous
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