d’Hist. Nat. et de Chimie, 3 i r
Cette liqueur s’unit à l’eau en toutes propor-tions, elle perd alors fa confiffance, fa faveur 8zfa couleur verdâtre ; il faut agiter ce mélange ,afin d'en favorifer la combinaifon, parce que ladenfité différente de ces deux fluides met unob.uclt à leur union» Le iérum, verfé dans l’eautouillante, fe coagule en grande partie , & fur-ie-champ. Une portion de ce fluide forme avecl’eau une efpèce de liqueur blanche opaque & lai-teufe, qui a, fuivant Bucquet, tous les caradtèresdu lait ; c’eft-à-dire , qui fe raréfie &c monte com-me ce fluide par la chaleur, qui fe coagule parles mêmes agens, par les acides, par l’alcohol.
Le férum ou la partie albumineufe qu’il con-tient à la propriété de fixer & de faire folidifierpar la chaleur deux ou trois fois fon poids d’eau-,lorfqu’on met fept à huit parties d’eau fur unede férum, alors l’albumen ne devient point con-cret par la chaleur. La caufe de cette fingulièrepropriété, de fe coaguler par la chaleur , dontjouit le férum de fang , a jufqu’ici échappé auxrecherches des favans. Je penfe qu’elle efl: due àla combinaifon de l’oxigène, favorifée par lachaleur, comme elle l’eft dans tous les autrescorps, puifqu’un oxide métallique mêlé avec leférum l’épaiflit en repaffant à l’état métallique.D’ailleurs tous les faits relatifs à la coagulationde la matière albumineufe prouvent que plus
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