d’Hist. Nat. et de Chimie. 309au .Lycée en 1790, prouve l’affertion des an-ciens qui avoient admis la préfence de la biledans le fang.
Les expériences faites fur le fang entier nefont point connoître afiez exaôemennt la naturedes fubfhmces dont ce fluide eft compofé; maisla éic-nnpofrdo.i fpontanée du fang & la fépa-tation de fes deux parties, le caillot & le férum,nous offrent un moyen d’acquérir ces connoif-fances, en examinant chacune de ces matières enparticulier. Il n’y a que quelques années que l’a-nalyfe chimique du fang étoit bornée à ce quenous venons d’expofer; Menghini, Rouelle lejeune & Bucquet ont examiné cette humeurd’une manière toute différente ; ces deux dernierschimiftes fur-tcut ont fait fur cet objet des tra-vaux qui prouvent combien l’anaiyfe des ma-tières animales eft fufceptible d’être perfeûion-née en marchant fur leurs traces. C’eft d’aprèsles recherches de ces favans, & d’après cellesqui nous font particulières que nous allons con-fidérer les propriétés de chacune des fubftancesqui compofent le fang.
Le férum efl bien éloigné d'être de l’eau pure;,c’eft une matière très-importante à confidérer ,& à laquelle nous donnons le nom de fluide albu-mineux. Ce fluide eft d’un blanc jaunâtre quitire un peu fur le vert ; fa faveur eft fade & fa-
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