b’Hist. Nat. et de Chimie. 237
L’alcohol pur, obtenu par le procédé quenous venons de décrire , efl un fluide tranf-parent, très-mobile, très-léger, qui pèfe'fixgros quarante - huit grains , dans une bouteillequi rient une once d’eau diftilîée. Son odeureft pénétrante &. agréable; fa faveur efl vive& chaude. Il efl extrêmement volatil. Lorf-qu’on le chauffe même légèrement dans desvaiffeaux fermés , il s’élève &: paffe fans alté-ration dans les récipiens ; il fe concentre parce moyen , &C il fe fépare du peu d’eau qu’ilpourroit contenir. C’tft pour cela que les pre-mières portions font les plus fuaves, les plusvolatiles & les plus pures. On croyoit autre-fois que , dans la diflillaticn de l’aicchol, il fedégageoit toujours une grande quantité d’air ; onfait aujourd’hui que c’efl la pariie la plus volatilequi fe fépare de l’eau, &. qui paffe dans l’état degaz.
Lorfqu’on chauffe l’alcohoi avec le conta&de l’air , il s’allume bientôt 8 C préfente uneflamme légère, blanche dans le milieu, & bleuefur fes bords ; il braie ainfi fans laiffer aucunréfidu , lorfqu’il eft bien déphîegmé. Plufieurschimifles ont effayé de favoir ce que donnel’alcohol en brûlant. Ils fe font effarés que faflamme n’cft accompagnée d’aucune fuie nid’aucune fumée, & qu’en recevant ce qui s’en