d’Hist, Nat. et de Chimte. ïjîPour décompofer le vin & en féparer lesdifférens principes, on fe fert ordinairement del’aélion du feu. On diftille cette liqueur dans unalambic de cuivre étarr.é, auquel on adapte unrécipient ; on obtient, dès que le vin bout, unfluide blanc légèrement opaque & laiteux, d’unefaveur piquante & chaude, d’une odeur forte& fuave; on continue à recevoir ce fluide juf-qu’a ce que les vapeurs qui s’en élèvent ceffentde s’enflammer à l’approche d’une, lumière. Ceproduit eft ce qu’on appelle eau-de-vie } c’eft unconipofé d’eau , d’alcohol &c d’une petite quan-tité d’huile qui lui ôte fa tranfparence pendantqu’elle diftille , & qui la colore en jaune par lafuite. On ne doit point attribuer la couleur desvieilles eaux-de-vie du commerce à cette efpèced’huile feule quipafTe avec elle dans la diftillation,mais bien à la matière éxtraétive du bois qu’ellea diffoute dans les tonneaux qui ont fervi à lacontenir. L’eau-de-vie eft la liqueur d’oii on ex-trait l’alcohol, comme nous le verrons plus bas.Après avoir fourni l’eau-de-vie , le vin eft d’unecouleur foncée , d’un goût acide &c auftère ; ileft trouble, & on y obferve une grande quantitéde cri liai x falins qui ne font que du tartre. Cefluide eft alors tout à-fait décompofé , & on nepeut plus lui donner fes premières propriétés, encombinant le produit fpiiitueux qu’on en a ob*
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