d’Hist.' Nat. et de Chimie. 215
2°. La feule du commerce eft le réfidude la combuftion des plantes qui croiiïent furle bord de la mer. On la prépare à Alicanteen Efpagne , dans le Languedoc , à Cher-bourg , &c. Elle fe fait en brûlant differentesfortes de plantes ; à Alicante on emploieles kalis, à Cherbourg on fe fert des algues& des fucus fous le nom communs de varech ;k première plante contient beaucoup plus defonde que la fécondé, qui n’en donne prefquepoint. On brûle çes diverfes plantes biensèches au - deffus d’une fofle. A Cherbourg ,lorfque la combuftiomeft avancée, & que lescendres font très-chaudes , on les agite & onles pétrît fortement avec de gros bâtons. Parce mouvement , cette fubftance , qui eft affezchaude pour éprouver une forte, de demi-vitrification, fe met en morceaux durs & fo-liées, qu’on, envoie dans le commerce fous lesnoms de fouie en pierre , falicore } faücote,la marie , alin - catin. Les noms qui la diftin-guent le plus , & qui annoncent fon état, fontceux du pays d’où on la tire, ou de la plantequi la fournit. La foude d’Alicante , appelléeauffi foude de barille , eft la meilleure pour lachimie & tous les arts oit l’on a befoin de beau-coup d’alcali fixe.
La foude de Cherbourg ou de varech , eft
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