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fur chacun de ces produits, & voyons quelleeft leur nature, & à quelles fubftances ils doiventleur formation.
Le phlegme eft dû, fuivantles anciens çhimif-tes, à l’eau de compofttion du végétal, enpartie à l’eau de végétation, fur-tout lorfque lecorps analyfé n’eft pas entièrement fec ; ce quifait qu’il eft plus ou moins abondant, fuivant laplus où moins grande defficcàtion que le végétala éprouvée avant d’être fournis à la diftillation.Plufieurs chimiftes modernes penfcnt que l’eauobtenue dans la diftillation des végétaux eftformée par l’union de l’hydrogène & de l’oxi-gène contenus dans ces corps, organifés. Cephlegme eft plus ou moins coloré en rotige parla petite quantité de matière huileufe qu’il en-lève, & qui eft mife dans un état favoneux par lefeî qu’il tient ordinairement en diffolution. Lamatière fahne qui lui eft unie eft le plus fouventacide ) c’eft pour cela que ce phLgme rougito r dinairement le firop de violettes, & fait effer-vefcence'avec les carbonates alcalins Cet acideappartient aux mucilages & aux huiles. Quelque-fois le phlegme eft alcalin, comme dans la diftil-lation des plantes nitreufes , crucifères , des fe->mences émuifr.'cs .& farineufes. Souvent il eftammoniacal, parce que l’ammoniaque qui fuc-çède à l’acide fe combine avec lui.-On s’afture