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vir pour déterminer le degré ou l’intènfité del’arome , de plufteurs fubftances utiles par leurparfcim, &c.
La nature de ce principe n’eft pas identique ,& il femble différer fuivant les genres de plantésauxquelles il appartient. Macquer penfe avecBoerhaave qu’il eft en général corrspofe d’unefubftance inflammable & d’une matière faiine ^mais il obfervë que quelquefois il participedavantage de la nature faline, tandis que dansd’autres plantes il fe rapproche plus des matièreshuiîeufes. L’arome des crucifères lui paroît êtrefalin, & il lui donne pour caraéières d’être pi-quant & pénétrant fan S affeéler les nërfs.'Celuiqui, au contraire, eft fade ou fort, mais fans êtrepiquant, & qui affefte les nerfs de manière àproduire ou calmer les a'ccès qui dépendent deleur agacement, comme le font ceux'dés pîantekaromatiques &C des narcotiques, participe beau-coup'de la nature huileufe, fuivant ee “célébréchimifte. (Quelques faits viennent à l’appui decette aflertion. La fraxinelle répand une odeurquïforme autour de la plante une atmofphère inflam-mable, & il fuffit d’approcher un corps comb’uf-tible en ignition pour l’allumer ; cette vapeurbride alors depuis le bas jufqu’au haut de la tigequi fupporte les fleurs.
L’arome de la fraxinelle femble donc être denature huileufe, Yçnel, chimifte de Montpellier