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trouve combiné avec les huiles volatiles de cesvégétaux, puifque Geoffroy a obfervé que cesdernières dépofoient des aiguilles de camphre.J’ai vu chez M. Joffe, apcticaire de Paris, devéritable camphre retiré de la racine d’aunée.^Lorry regardoit le camphre comme un principetrès-répandu dans les végétaux, & plaçoit fonarôme à la t.ête d’une claffe d’odeurs très-éner-giques, Sc dont les effets fur l’économie animaledoivent fixer l’attention des chimiftes & des mé-decins. M. Prouft a publié une differtation danslaquelle il décrit un procédé pour obteniruneaffez grande quantité de camphre des huiles deplulîeurs- plantes aromatiques qui crciffent enMurcie. -
Le camphre dont on iè fert en médecine feretire d’tfne efpèce de laurier qui croît en Chine,au Japon & dans les ifles de Bornéo , de Suma-tra, de Ceylan,&c. L’arbre qui le produit encontient quelquefois une fi grande qnantité, qu’ilfuffit de le fendre pour en retirer des larmesaffez groffes & très-pures. On l’obtient cepen-dant par la diftillation. On met dans un alambicde fer les racines ou les autres parties de l’arbre•avec de l’eau \ on les recouvre d’un chapiteau,dans lequel font arrangées des cordes de paillede' riz, & on chaufferie tout. Le camphre fefublime-en petits grains grisâtres, que l’on