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un peu ‘différente, fuivant M. Defmaretz : ondillout le fel en potuife dans l’eau bouillante,on iai:Te dépofer les matières impures qu’il con-tient, 8c on les en ève avec foin ; la liqueurdonne des criftaux par le repos 8c le refroi-diifement. On rediflout. ces criftaux dans del’eàu qu’on chauffe lentement ; lorfque cettenouvelle diflolution eft bouillante, on y jette desblancs d’œufs battus 8c de la cendre paflee autamis. On fait ce mélange de cendres quatorzeou quinze fois, on enlève l’écume que l’effer-vefeence y occafionne , 8c on laifle la liqueuren repos. Il s’y forme bientôt une pellicule 8cdes criftaux falins très-blancs : on décante l’eau ,& ôn fait féeher le fe.1; cette méthode déna-ture l’acidule tartareux , 8c en change une partieen tartrite de potaffe. C’eft de la crème detartre , ou du tartre purifié aux environs deMontpellier , qu’il fhut examiner les propriétéschimiqiîes,pour connaître l’aciduletartareux pur.
L’adidule tartareux bien pur eft criftallifé, maisd’une manière irrégulière. 11 a une faveur aigrede mo ns vineufe que le tartre crud. Lorfq^t’onle met fur un charbon ardent, il répand beau-,coup de fumée qui a une odeur piquante d’etn-pyreiune ; il devient noir 8c charbonneux. Sil’on foumet cette fubftance en diftillation dansune cOrnue de terre à laquelle eft adapté.u*