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que cela ne peut s’entendre que de ce fel
purifié.
L’acide benzoique pur a une faveur légè-rement aigre, piquante,chaude & âcre;fonodeurn’eft que peu aromatique ; il rougit bien lacouleur du tournefol.
La chaleur le volatilife en augmentant fingu-lièrement fon odeur. Si on l’expofe au feu dechalumeau dans une cuiller d’argent , il feliquéfie fuivant l’obfervation de M. Lichtenf-tein , 6 c il s’évapore fans s’enflammer ; fi onle laiffe refroidir, il forme une croûte folidequi offre à la furface des traces de criftalli-fation en rayons divergens. Il ne brûle avecflamme que lorfqu’il eft* en contaft avec descorps eux - mêmes fortement enflammés. Lecontaél: d’un charbon ardent ne fait que lefublimer rapidement.
L’air ne paroît avoir aucune aélion fur cetacide , car après avoir été confervé ao ans dansun vaiffeau de terre, il étoit très-pur 6c n’avoitrien perdu de fon poids; fon odeur fe diflipe,mais elle reparoît par la chaleur.
L’acide benzoique n’efl: que très-peu folubledans l’eau froide. Il paroît d’après les expérien-ces de MM.' Venzel 6c Lichtenffein que 400grains d’eau froide n’en diffolvent qifun grain,&C que la même quantité d’eau bouillante peut