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d’Hist. Nat. et de Chimie. 23
La nature de l’extrait chimique proprementdit, ou l’extrait favonneux , n’a point été connuejufqu’ici. On a cru qu’il étoit un compofé d’huile& d’alcali fixe végétal. On a obfervé avec raifonque tous les extraits préparés en pharmacie nefont point à beaucoup près de la même nature ;ils font mêlés de mucilage , de fels effentiels, defuc fucré,de réfine. G’eft pour cela que Rouelle,dans l’intention de jetter quelque jour fur cettepartie de la chimie médicinale, les avoit diftin-gués en trois genres, comme nous l’avons dit;mais en rangeant l’extrait pur au nombre desprincipes immédiats des végétaux , on doit leregarder comme un compofé différent des autres,& jouiffant de propriétés particulières. Je viensde trouver que ce principe n’efi point-du-toutun favon, qu’il a la propriété d’ahforber l’oxigèneatmofphérique , de devenir indiifoluble dansl’eau , & de prendre les caractères d’une huileconcrète ; c’eft par ces propriétés que je le re-connus aujourd’hui , & que je le diftingue desautres principes immédiats des végétaux.
On prépare en grand dans le commerce desextraits à l’aide de l’eau. Tels font ,
i°. Le Luc de régliffe, jaune par la première in-fufion, & noir parla forte décoétion. Ce derniereft brûlé & contjent de véritable charbon. On lepurifie en le fondant dans l’eau , en filtrant & en
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