d’Hist. Nat. et de Chimie; ijr
fluides vaporeux qui ne font que le derniertravail de la végétation, ils ont auffi la pro-priété d’abforber plufieurs des principes con-tenus dans l’atmofphère. La face inférieure desfeuilles abforbe l’humidité portée par la rofée,fuivant les expériences de Bonnet. Les recher-ches de M. Prieftley ont démontré que lesvégétaux abforbent le gaz réfidu de la com-buftion & de la refpiration, puifque la végé-tation devient plus énergique & plus rapidedans l’air altéré par ces deux phénomènes.L’exhalation & l’inhalation font donc beaucoupplus étendues dans le règne végétal qu’on nele croyoit avant les découvertes modernes.Ï1 paroît même que l’eau abforbée par la partieinférieure des feuilles eft décompofée dans leurtiffu , que fon hydrogène eft abforbé, 8c quel’air vital qui fe dégage de la partie fupérieuredes feuilles eft dû à l’oxigène contenu dans celiquide. Le contaâ des rayons du foleil con-tribue beaucoup à cette décompofttion 5 puif-qu’elle n’a pas lieu dans l’ombre. Alors l’eauabforbée en entier, & non décompofée, rendles plantes blanches, fades, molles, étioléesen un mot, 8c il s’y forme beaucoup moinsde matière colorée , combuîiible ou huileufe.
Les gaz abiorbcs par les vég taux font portésdan* tous leurs organes par les vaifteaux connus