PUTRIDE. 201
le ventre efl un peu tendu, fi les urines necoulent pas abondamment, il faut donner,de deux en deux heures, une cuillerée dela potion N°. io., qui arrête la putridité 8cabat la fievre. Quand le mal efl: très-pref-fant, on peut en donner toutes les heures.
5°. Quand, malgré ces fecours, la fievrecontinue, & que le cerveau n’efl pas net,que le malade a de violents maux de tête ,ou de l’inquiétude, il faut mettre aux grasdes jambes les emplâtres véficatoires N q . 36.& les laifler fuppurer le plus long-temps qu’ilfera poflible.
6°. Quand la fievre efl très-forte , il fautablblument retrancher toute nourriture.
7 0 . Quand on ne peut pas donner l’émé-tique, l’on doit donner le matin, deux joursde fuite, trois prifes de la poudre N°. 24.à une heure de diftance l’une de l’awtre, ceremede procure quelques felles bilieufes, quiabattent beaucoup la fievre , diminue confi-dérablement la violence de tout le refte dela maladie. On l’emploie avec fuccès dansles cas où la fievre trop forte, empêche l’émé-tique , & l’on doit fe borner à ce remede,toutes les fois qu’on efl incertain fi les cir-conflances du mal permettent le vomiffement,dont on peut d’ailleurs fe paffer dans un très-grand nombre de cas.
8°. Quand le mal a beaucoup diminué,que les redoublements font foibles, &c quele malade efl quelques heures fans fievre, ondoit difcontinuer l’ufage journalier des boif-fons purgatives, mais l’on continue celui des
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