Druckschrift 
Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
183
Einzelbild herunterladen
 

Petite Vérole. 183généralement un peu trop ; il faudrait les ré-duire à leur jufte mefiire, fi lon pouvoir lafifigner exactement ; mais lon peut, prefquepour tous, réduire le fouper à très-peu dechofe.

Le fécond fecours confifte dans le choixdes aliments; il eft moins à la portée du peu-ple , qui efl borné à un petit nombre, quàcelle du riche, qui a beaucoup de retranche-ments à faire ; mais auffi il lui eft moins-ceflaire. Ses aliments, plus fimples, & pref-que tous tirés des végétaux & des laitages,font ceux qui conviennent le mieux; il neftprefque queftion pour lui que de les choifirbien conditionnés , du pain bien cuit, deslégumes préparés fans lard & fans graiffes ran-ces , des fruits bien mûrs, point de gâteauxou tartes, peu de fromage ; voilà à-peu-prèsà quoi lon peut réduire cet article de leurpréparation.

On jugera des bons effets des attentions,à ces deux égards, par la diminution de leurventre , parce quils feront plus gais & plusagiles , quavec un peu moins de couleur,&: quelquefois dembonpoint , ils auront unmeilleur vifàge.

Le troifieme fecours, ceft de leur don-ner quelques bains de jambes tiedes le foiren les couchant ; ce remede favorife la tranfipiration , rafraîchit, délaie le fang Sc en di-minue lâcreté, toutes les fois quil eft or-donné à propos.

Le quatrième, ceft lufage du petit-lait bienclair. Ce remede, qui eft un fuc dherbes fil-