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Tome Premier (1770)
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181
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Petite Vérole. ibrna point de Médecin, on doit éviter, avecle plus grand foin , la thériaque, le lauda-num , le firop de pavot blanc , celui mêmede pavot rouge, celui de karabé, les pilulesde ftyrax, ou de cynoglolfe, en un mot,tout ce qui peut faire dormir. On doit fur-tout les bannir abfolument dans le temps dela fécondé fievre, pendant laquelle le fom-meil, même naturel, eft dangereux. Un casdans lequel il eft quelquefois permis de lesemployer, ceft pour les enfants foibles oufiijets aux convulfions, chez lefquels lérup-tion fe fait avec peine ; mais je le répété ,il faut être circonfpefl: dans lufage de ces re-medes, qui font mortels quand les vaiffeauxfont pleins, quand il y a de linflammation,de la fievre, quand la peau eft tendue, quandle malade a des rêveries, ou de loppreflion,& quand il convient que le ventre foit li-bre , que les urines coulent abondamment,& quon falive beaucoup.

§ 218. Si léruption commencée rentroittout-à-coup, il faudrait bien fe garder de don-ner des remedes fudorifiques , chauds, fpiri-tueux , volatils ; mais il faut donner beau-coup du remede N°. 12. quon boira chau-dement , & appliquer des véficatoires auxgras des jambes. Ce cas eft fâcheux, & lesdifférentes circonftances qui laccompagnent,peuvent exiger quelques fecours, dans le dé-tail clefquels je ne puis pas entrer ici. Quel-quefois une faignée fait reparaître léruptionfur le champ.

§ 219. Le feul moyen fur déloigner le dan-